cedric

cedric

# Posté le samedi 08 décembre 2007 17:04

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 18:22

mon coup de (l)

# Posté le jeudi 01 novembre 2007 19:48

Modifié le mardi 29 septembre 2009 17:10

on peu pas plaire a tout le monde

on peu pas plaire a tout le monde
La plupart des mortels, Paulinus, se plaignent de l'injuste rigueur de la nature, de ce que nous naissons pour une vie si courte, de ce que la mesure de temps qui nous est donnée fuit avec tant de vitesse, tarit de rapidité, qu'à l'exception d'un très-petit nombre, la vie délaisse le reste des hommes, au moment où ils s'apprêtaient à vivre. Cette disgrâce commune, à ce qu'on pense, n'a point fait gémir la foule seulement et le vulgaire insensé : même à d'illustres personnages ce sentiment a arraché des plaintes.
De là cette exclamation du prince de la médecine : La vie est courte, l'art est long. De là, prenant à partie la nature, Aristote lui intente un procès peu digne d'un sage : il la blâme d'avoir, dans son indulgence, accordé aux animaux cinq ou dix siècles d'existence, tandis que, pour l'homme appelé à des destinées si variées et si hautes, le terme de la vie est incomparablement plus court.
Nous n'avons pas trop peu de temps, mais nous en perdons beaucoup. La vie est assez longue ; elle suffirait, et au-delà, à l'accomplissement des plus grandes entreprises, si tous les moments en étaient bien employés. Mais quand elle s'est écoulée dans les plaisirs et dans l'indolence, sans que rien d'utile en ait marqué l'emploi, le dernier, l'inévitable moment vient enfin nous presser : et cette vie que nous n'avions pas vue marcher, nous sentons qu'elle, est passée.
Voilà la vérité : nous n'avons point reçu une vie courte, c'est nous qui l'avons rendue telle : nous ne sommes pas indigents, mais prodigues. D'immenses, de royales richesses, échues à un maître vicieux, sont dissipées en un instant, tandis qu'une fortune modique, confiée à un gardien économe s'accroît par l'usage qu'il en fait : ainsi notre vie a beaucoup d'étendue pour qui sait en disposer sagementVague et lancinant, tyrannique et informulé, un rêve étrange s'était mis à bougr en moi, un rêve sans visage sans contenu sans contours. Le premier frémissement de cette aspiration à quelques possession totale dont l'homme a nourri aussi bien ses plus grands crimes que ses musées, ses poêmes et ses empires et dont la source est peut être dans nos gènes comme un souvenir et une nostalgie biologique que l'éphémère conserve de la coulée éternelle du temps et de la vie dont il s'est séparé.

# Posté le dimanche 14 octobre 2007 11:29

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 17:49

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# Posté le dimanche 14 octobre 2007 11:18

Modifié le vendredi 02 octobre 2009 22:30

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# Posté le dimanche 14 octobre 2007 11:13

Modifié le lundi 12 janvier 2009 17:08